Star Wars : la philosophie du mythe.

 

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Cette analyse revient brièvement sur l’interprétation du mythe de la saga Star Wars dans son ensemble, et tente de mettre en lumière la philosophie qui s’en dégage.



Journal des Whills

En 1976, alors que George Lucas écrit le scénario de l’épisode 4, il entreprend la conception de ce qu’il appellera “Le journal des Whills”. À l’origine, ce journal avait pour vocation de créer un lien entre la galaxie de Star Wars et la nôtre. L’idée a été finalement abandonnée, mais le journal a tout de même été cité à plusieurs reprises, notamment dans la novélisation du premier film. Le concept est aujourd’hui repris par Disney qui a d’ailleurs placé volontairement un verset sur la première page de la novélisation du Réveil de la Force. Ce verset nous intéresse tout particulièrement car il peut tout-à-fait être considéré aujourd’hui, comme le modèle le plus élémentaire du mythe de la saga dans son ensemble. Chaque ligne de ce verset peut effectivement être associée à une grande étape de la saga.

Premièrement vient le jour
Ensuite vient la nuit
Après l’obscurité
Brille au travers de la lumière
La différence, ils disent,
Est seulement rétablie
Par la résolution du gris
Au travers de la perception Jedi

―Journal des Whills, 7:477

Conseil Jedi Qui-Gon Jinn

Un des fondements de la saga, plus particulièrement instauré par la prélogie, est celui de l’arrivée d’un élu qui rétablira l’équilibre dans la Force. Cette notion d’équilibre peut être interprétée sous différentes formes. Tout dépend du point de vue que l’on décide de poser sur l’opposition entre le côté lumineux et le côté obscur. On peut considérer le côté obscur comme un poison, dont l’élimination permet de rétablir l’équilibre. Mais on peut aussi considérer que cet équilibre ne peut être réellement atteint qu’à partir du moment où un Jedi parvient à trouver son propre équilibre intérieur entre le côté lumineux et le côté obscur.

Nous reviendrons sur ce verset, mais pour le moment je vous propose de le laisser de côté et de nous pencher sur le propos de la saga Star Wars.

Comme dans la plupart des mythes et légendes, l’opposition entre le bien et le mal tient une place essentielle dans la saga. Certaines théories tentent même de démontrer que les Jedi sont en définitive des individus intéressés, qui pourraient incarner les véritables forces du mal. Personnellement, je pense que l’existence de théories de ce genre, tend surtout à prouver que la saga a réussi le pari de nuancer la frontière entre le bien et le mal. À tel point qu’il est tout-à-fait possible de se convaincre empiriquement que les Jedi sont les vrais méchants de l’histoire.

Le sont-ils réellement ? Eh bien c’est une question de point de vue !

L’une des idées fondamentales de la saga est que la vérité dépend avant tout du point de vue que l’on porte sur elle.
Prenons le cas de Luke par exemple. Dans l’épisode 6, il fait le choix de s’émanciper du point de vue de ses mentors, pour se construire son propre point de vue, sa propre vérité. Contrairement à Yoda et Obi-Wan, il décide ainsi de croire la vérité selon laquelle il y a encore une part d’humanité chez son père. Il fini par le libérer en faisant un acte de foi, et met ainsi en avant l’idée qu’une conviction qui paraît juste, mérite d’être défendue avec détermination.
Mais le voyage initiatique de Anakin apporte une nuance essentielle à cette idée, en remettant justement en question ce qui « paraît juste ». Car une conviction qui paraît juste à quelqu’un, peut paraître tout-à-fait erronée à quelqu’un d’autre. Après tout, ce n’est qu’une question de point de vue.

Là est justement le fond du problème, car le monde lui-même se construit continuellement sur un ensemble de convictions défendues avec détermination.
Que ce soit pour le meilleur, avec des individus tels que Ghandi, Nelson Mandela ou l’Abbé Pierre ; ou pour le pire, avec des individus tels que Hitler, Mussolini ou Staline.

Et en faisant cette simple distinction entre le meilleur et le pire, je pose déjà moi-même un jugement de valeur qui dépend de mon propre point de vue !

Hitler, Mussolini et Staline, défendaient des convictions qui leur paraissaient certainement justes de leurs point de vue à eux. Ils étaient peut-être convaincus de faire le bien au travers de leurs actions. Et au final, il est tout-à-fait possible que Palpatine soit dans le même cas. Rappelons-nous qu’il déclare se battre pour apporter ce qu’il considère comme LA PAIX dans la galaxie.

star-wars-palpatine

On peut donc se demander comment faire la distinction entre une conviction qui est réellement juste et qui mérite d’être défendue, et une autre qui est erronée.

Ou plus simplement : Comment faire la distinction entre ce qui est bien et ce qui est mal ?

La prélogie aide énormément à nuancer la frontière entre le bien et le mal, là où la première trilogie se montre nettement plus manichéenne.
Cette dernière met en opposition l’Empire d’un côté, et les opprimés et les rebelles de l’autre. Même si certains personnages peuvent faire preuve d’une légère ambiguité, comme Lando Calrissian par exemple, il y a tout de même une forme de radicalité dans la représentation du bien et du mal.
La prélogie met en avant une situation beaucoup plus complexe. Il n’y a plus vraiment d’opposition franche entre deux entités concrètes. On nous présente diverses institutions qui incarnent et défendent chacune leur propre point de vue sur la situation. Le conseil des Jedi, les politiciens, les différents peuples, les forces armées, etc. Des alliances se créent, d’autres se détruisent. Donnant parfois lieu à des conflits directs, parfois à des conflits indirects…

Bref !

La distinction entre le bien et le mal devient donc beaucoup plus nuancée. Et cette évolution par rapport à la première trilogie, s’incarne même parfaitement au travers de la différence entre les clones, et les stormtroopers.
En faisant exception de l’épisode 7, on peut facilement considérer que le rôle d’un stormtrooper se résume à servir l’Empire. Autrement dit, l’incarnation du Mal absolu.
Le cas des clones est un peu plus complexe, voir même assez paradoxal. Ils servent dans un premier temps la République et donc par extension les Jedi et la démocratie, et l’Empire Galactique dans un second temps. Ils finissent donc par assassiner les individus aux côtés desquels ils ont combattu pour la même cause, au nom d’une autre cause tout-à-fait contradictoire à la première.

star wars clones stormtroopers

Cette nuance entre le bien et le mal, se retrouve d’ailleurs dans beaucoup de personnages de la prélogie. Padmé est une politicienne qui défend le pouvoir du peuple et de la démocratie. Mais elle ouvre aussi malgré elle la voie au chancelier Palpatine en faisant un choix avant tout motivé par la peur de mettre son peuple en danger. Elle est le principal soutien émotionnel de Anakin, mais également l’un des catalyseurs majeurs de son passage du côté obscur. Obi-Wan est le mentor de Anakin, mais aussi l’ennemi juré de Dark Vador. Les Jedi sont des gardiens de la paix, mais ils ont également des grades militaires en temps de guerre. Même Palpatine est ici un personnage bien plus nuancé que dans la première trilogie. Sa stratégie est fondée sur la création et la maîtrise de conflits, mais il apparaît constamment comme la solution ultime à la résolution de ces conflits. Il est incroyablement machiavélique MAIS il parvient à créer l’illusion de son ALTRUISME aux yeux de tous. Une illusion qui, de son point de vue, n’en est peut-être même pas une. Il est peut-être convaincu qu’il rend service à la galaxie.

star-wars-personnages-prelogie

Tous ces personnages sont donc assez nuancés dans leur rapport à ce qui est bien et ce qui est mal. Il y a pourtant un dénominateur commun : l’exercice de leur libre arbitre. Même les clones prouvent finalement qu’ils possèdent eux aussi un libre arbitre. Ils sont censés suivre avant tout les ordres de l’empereur sans discuter, mais finissent, pour certains d’entre eux, par lui désobéir.

La notion de bien et de mal dépend donc de plusieurs aspects. Elle dépend avant tout du libre arbitre de chaque individu, qui dépend lui-même de la construction de son point de vue.

C’est pour cette raison que même un système qui paraît structurellement parfait, dépend toujours des individus qui le constituent. Un système, quel qu’il soit, n’est jamais qu’une histoire acceptée collectivement.

star-wars-palpatine-empereur

Cette notion qu’un système dépend avant tout des individus qui en font partie est d’ailleurs parfaitement mise en avant dans l’épisode 2. Anakin dit à Padmé que le problème d’un système démocratique réside justement dans le fait que les choix sont avant tout fondés sur la concertation de plusieurs individus, et que cette concertation n’amène pas toujours aux meilleures décisions. En tout cas, ce ne sont pas les meilleures décisions du point de vue de Anakin. Selon lui il faudrait donc mettre quelqu’un de sage à la tête du système, et que cette personne donne son accord ou non par rapport aux décisions choisies. Ce qui reviendrait en gros à instaurer un nouveau système dans lequel la démocratie serait complètement supplantée par le libre arbitre d’un seul et unique individu dominant. Un système dans lequel les notions de bien et de mal dépendraient donc avant tout, du point de vue de cette personne. Autrement dit, un système dictatorial.

Tout individu construit ses propres convictions, et par conséquent son point de vue, en fonction de son vécu et de ses expériences. Ce qui lui permet ensuite d’exercer son libre arbitre en adhérant, s’il le souhaite, à un modèle politique, économique, à certaines croyances religieuses ou spirituelles… en bref, à une certaine idéologie. Chaque individu peut ensuite décider de s’approprier cette idéologie et de l’adapter en fonction de son vécu et de son identité. Chaque individu peut aussi participer à la remise en question d’une idéologie déjà existante en exerçant son propre libre arbitre. Dans notre société actuelle par exemple, nous sommes déjà nombreux à remettre en question certains aspects du modèle actuel : L’économie, la politique et qui sait, peut-être que nous finirons un jour par remettre en question notre rapport à la religion.

star-wars-fenetre

Le vrai problème ne réside donc pas dans le fait de suivre ou de remettre en question une idéologie, mais plutôt dans le fait de ne pas obscurcir son point de vue de la réalité des choses, afin de ne pas corrompre l’exercice de son libre arbitre.
Remettre en question une idéologie pour une autre qui est finalement pire que la précédente, c’est une erreur. Anakin est bien entendu l’exemple parfait d’une remise en question basée sur un point de vue obscurci.
Mais suivre et défendre aveuglément les préceptes d’une idéologie sans jamais les remettre en question, c’est aussi une erreur.

La question qu’on peut se poser à ce stade est donc la suivante :
“Comment savoir si notre point de vue tend à corrompre l’exercice de notre libre arbitre ?”

En clair :
“Comment savoir si les convictions qui nous paraissent justes, le sont réellement ?”

Eh bien George Lucas apporte sa propre réponse à travers l’opposition entre le côté lumineux et le côté obscur. Cette opposition est généralement interprétée comme étant la représentation directe de la lutte du bien et du mal.
Tous les personnages amenés à faire le bien sont rangés du côté lumineux, et tous les personnages amenés à faire le mal son rangés du côté obscur.
Mais en réalité, George Lucas ne donne pas vraiment la même signification à cette opposition entre le côté lumineux et le côté obscur…

Si on suit le raisonnement de George Lucas, l’idéal est donc de trouver un équilibre entre une attitude altruiste désintéressée et une attitude égoïste passionnelle.
Se montrer trop égoïste, c’est risquer d’oublier les autres pour assouvir ses propres désirs.
Une démarche égoïste mène à la peur de perdre ce que l’on possède. Une peur qui mène à la convoitise, à la jalousie, à la colère, à la haine et qui fini par créer de la souffrance.
Cette souffrance peut prendre le contrôle de notre existence et obscurcir notre point de vue.
D’un autre côté, se montrer trop altruiste, c’est aussi risquer de s’oublier soi-même.

D’après George Lucas, l’idée est donc de réussir à atteindre l’équilibre entre les deux.
Cette considération permet selon moi d’appuyer la signification du verset extrait du Journal des Whills, et plus particulièrement de la ligne “By the resolving of gray”.
Un Jedi qui parvient à atteindre l’équilibre entre l’égoïsme et l’altruisme, est un Jedi qui peut se placer dans un état intermédiaire entre le côté obscur et le côté lumineux.
Un état que l’on peut associer à la résolution du “Gris”.

La question que l’on peut alors se poser c’est :
Comment atteindre cet état ?

Eh bien là aussi George Lucas apporte une forme de réponse en se basant sur le principe fondamental du mythe. Ce principe repose sur l’idée d’amener un héros à se construire en fonction des expériences qu’il traverse, pour qu’il exerce finalement son propre libre arbitre.
La résolution des voyages initiatiques de Anakin et de Luke, dépend justement de leur capacité à exercer chacun leur libre arbitre, dans le but de remettre en question l’idéologie qu’ils servent.
Luke parvient à le faire avec sagesse et au service d’une réalité, contrairement à Anakin qui le fait par orgueil et au service d’une illusion. Anakin est d’ailleurs le seul personnage de la saga qui remet deux fois en question l’idéologie qu’il sert par l’exercice de son libre arbitre. Une première fois dans l’épisode 3 pour remettre en question la doctrine Jedi, puis une seconde fois dans l’épisode 6 pour remettre en question l’idéologie impériale.
Nos héros sont donc amenés à défendre chacun une conviction qui va au-delà de l’idéologie qu’ils servent. En défendant cette conviction, ils concrétisent tous les deux une réalité, parce que comme le dit Qui-Gon Jinn dans l’épisode 1 : Ton attention détermine ta réalité.

star-wars-qui-gon-jinn
Parce que Luke défend la vérité selon laquelle il y a encore du bon en Vador, la rédemption de ce dernier devient une réalité.
Parce que Anakin défend malgré lui l’illusion qu’il doit tout mettre en oeuvre pour sauver sa bien aîmée, la mort de cette dernière devient une réalité.

Pour comprendre pourquoi Luke réussi à défendre une conviction réellement juste et pourquoi Anakin fini par s’enfermer malgré lui dans une illusion, il suffit de poser un regard attentif sur leur initiation à tous les deux. La différence fondamentale entre Luke et Anakin, réside dans leur capacité à suivre et à respecter leur enseignement, avant de chercher à s’en émanciper une bonne fois pour toutes.

Luke passe par plusieurs échecs, mais il parvient à se remettre régulièrement en question.
Il respecte et applique progressivement les préceptes de l’enseignement de Obi-Wan et Yoda. Ce qui lui permet de se construire un point de vue clair sur la réalité des choses. Parce qu’il réussi à ne pas obscurcir son point de vue sur la réalité, il parvient à défendre une vérité qui lui paraît juste, et qui l’est bel et bien ! Même si celle-ci n’est pas acceptée par le point de vue de ses mentors, la vérité selon laquelle Vador possède encore une part d’humanité en lui, s’avère être finalement une réalité.

Anakin passe lui aussi par plusieurs échecs lors de son initiation, mais il ne se remet pas assez en question. Il passe également par des réussites tout-à-fait illégitimes et en vient même à reconsidérer l’utilité de ses mentors. Parce qu’il ne respecte pas et n’applique pas les préceptes de son enseignement, il obscurci progressivement son point de vue sur la réalité des choses. Il défend alors malgré lui une vérité qui lui paraît juste, mais que n’est qu’une illusion ! Une illusion qui n’est pas acceptée par le point de vue de ses mentors (exception faite de Palpatine qui s’en sert pour le manipuler). Anakin défend l’illusion selon laquelle les Jedi sont finalement les véritables ennemis de la République, et que sa femme va effectivement mourir en donnant la vie. Parce qu’il confond l’illusion du risque avec la réalité du danger, Anakin fini par s’émanciper de la doctrine Jedi pour servir une nouvelle idéologie pire que la précédente.

Mais alors, si l’application de l’enseignement que reçoivent nos héros est aussi déterminante dans la construction de leur point de vue de la vérité, on est en droit de se demander :

Quelles sont les idées fondamentales de cet enseignement ?

star-wars-yoda-anakin

Avant de vous proposer ce dossier sur l’épisode 7, je vous ai proposé une série d’analyses qui reprennent point par point les étapes qui constituent l’initiation de Anakin et Luke dans chacun des 6 premiers épisodes de la saga Star Wars. Dans ces analyses, je vous ai proposé de comptabiliser toutes les leçons apprises et rejetées par nos héros afin de déterminer la qualité de leur élixir. L’élixir représente fondamentalement la récompense ultime obtenue par un héros, lorsqu’il s’accompli au terme de son voyage initiatique. Les leçons retenues étaient donc comptabilisées en bleu et les leçons rejetées étaient comptabilisées en rouge. On a vu ensemble que le cas de Anakin est assez particulier dans la mesure où il s’agit d’un héros tragique. La logique narrative de sa tragédie implique par définition que le héros rejette l’ensemble des idées de son enseignement. Nous n’allons pas adopter cette démarche analytique pour l’épisode 7, mais si le voyage initiatique de Anakin et Luke vous intéresse, n’hésitez-pas à consulter les analyses qui leurs sont dédiées.

star-wars-saga

Quoiqu’il en soit, les scores obtenus par les “compteurs d’élixir” se sont finalement révélés utiles pour une chose en particulier. Ils nous ont permis de poser ensemble un regard attentif sur les leçons qui constituent l’enseignement de nos héros. Celles qui permettent à Luke de s’émanciper avec sagesse du point de vue de ses mentors. Mais aussi celles que Anakin n’applique pas et qu’il fini par rejeter.

Dans l’ensemble de la saga de George Lucas, on trouve ainsi huit idées fondamentales qui permettent de se construire un point de vue éclairé sur la réalité des choses, et par conséquent, qui permettent de s’émanciper avec sagesse d’une certaine idéologie.

1. Faire preuve de patience.

Ce premier principe est rappelé explicitement dans chacun des six premiers épisodes.
Il s’agit presque de l’idée la plus fondamentale de toutes.

2. Faire preuve d’humilité.

L’humilité est également une notion essentielle dans l’initiation de nos héros. Il faut avant savoir se remettre en question soi-même, ses propres capacités et ses propres convictions. Il est tout aussi important de respecter la figure mentorale avant tout pour ce qu’elle représente. Respecter le métier et le foyer de quelqu’un, c’est aussi le respecter en tant qu’individu. Enfin, l’humilité permet de ne pas se montrer trop confiant lorsqu’une situation présente un risque potentiel.

3. Avoir le sens des responsabilités.

Ne pas s’obstiner à refuser ses responsabilités. Surtout pas lorsqu’on laisse ses émotions obstruer son jugement, au risque de passer à côté des choses réellement importantes.
Tout apprentissage commence par une implication sincère dans ce que l’on fait.
Et enfin, le fait de détenir un pouvoir ou un savoir qui peut aider les autres, va également de paire avec la responsabilité d’en faire bon usage et de le transmettre.

4. Avoir le sens des priorités.

Ne jamais hésiter à faire feu de tout bois dans les situations les plus délicates.
À contrario, il faut également savoir à quel moment il vaut mieux ne rien faire.
Par exemple, lorsque la décision d’agir peut finalement avoir des conséquences néfastes. Aussi bien pour les autres que pour soi-même.

5. S’accepter pleinement.

Il vaut mieux tenter de se réconcilier avec sa part d’ombre, plutôt que de la rejeter. L’ombre est un concept essentiel en psychanalyse. Anakin et Luke sont tous les deux amenés à affronter leur part d’ombre au cours de leurs voyages initiatiques. On aura largement l’occasion de revenir sur ce point ne vous en faites pas.
Ne pas hésiter à accepter son droit à l’échec et par extension, ses faiblesses humaines.
Ressentir des émotions fortes est une caractéristique humaine que l’on peut apprendre à maîtriser mais que l’on ne peut pas s’interdire.

6. Privilégier la force de l’esprit à la force brute.

La force de l’esprit surpasse le nombre et la force brute.
L’intelligence est toujours plus forte que la ruse.
Enfin, seul l’esprit décide s’il y a une différence entre une difficulté et une autre.

7. S’exercer à lâcher prise.

Accepter qu’on ne peut pas tout contrôler, c’est accepter le cours naturel des choses.
L’attachement émotionnel est à proscrire, mais l’amour inconditionnel est la clé.
Il qui permet de pardonner et d’éviter de s’infliger davantage de souffrance.

8. Ne pas laisser ses émotions dominer sa raison

Il est important de prendre pleinement conscience de ses émotions pour éviter qu’elles finissent par guider les décisions au détriment de la raison.
Et bien entendu, ne pas céder à la peur. Qu’il s’agisse de la peur de l’avenir, la peur de l’échec ou la peur de perdre ce que l’on possède. Autrement dit, la peur relative à l’attachement émotionnel.

star-wars-vador-luke

Toutes ses idées fondamentales font partie intégrante de l’enseignement de nos héros.
Elles leurs donnent toutes les clés pour qu’ils puissent construire leur propre point de vue de la vérité de manière juste et pertinente. Anakin et Luke sont invités à remettre en question leurs propres certitudes et à écouter leurs émotions puis leur raison pour guider leur intuition et ne pas se contenter de ce qu’ils peuvent observer.

C’est donc au travers de leur voyage initiatique qu’ils parviennent chacun à la résolution du “Gris”, en faisant tôt ou tard preuve de discernement, sur la véritable nature de l’opposition entre le bien et le mal.

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