Silence, moteur… action ! (ouverture du blog)

Le cinéma !

Cette machine titanesque qui repose à la fois sur l’art et le business…

Après plus d’un siècle d’existence, il demeure encore l’un des piliers de la création, ainsi que l’une des industries culturelles les plus importantes au monde. Même si son poids économique est à présent surpassé par des domaines comme celui du jeu vidéo, les œuvres cinématographiques continuent d’attirer les regards de tous horizons.

Derrière toutes ces œuvres, les cinéastes trouvent leur place au fil des époques. Une place différente en fonction de leur culture, de leur sensibilité, et surtout en fonction de l’évolution de l’économie et de la société en général.

Le septième art continue donc d’alimenter un mouvement créatif toujours plus inspiré et inspirant. Après tout, peu importe qu’il s’agisse de grandes ou de petites maisons de production, ou même encore de cinéastes totalement indépendants…

 

Aujourd’hui, tout le monde peut « faire son propre cinéma » !

Depuis l’aube des années 2000, le média audiovisuel a fait croître de façon exponentielle, sa place auprès du grand public. À commencer par le matériel, devenu largement plus accessible financièrement. Un matériel qui ne cesse d’ailleurs de taquiner la qualité du milieu professionnel. Il n’y a désormais plus qu’un seul pas à franchir entre un smartphone « full HD » et la caméra de Peter Jackson (Le seigneur des anneaux, King Kong).

Mais cette accessibilité purement technique, cache en réalité beaucoup d’aspects derrière elle. Le sens popularisé de « faire son propre cinéma », évoque avant tout l’idée de pouvoir s’exprimer à travers le médium de l’image. Cette notion oublie en revanche trop souvent de prendre en compte le parcours réel d’un cinéaste.

Car même si faire une vidéo est devenu quelque chose d’extrêmement courant, créer un film de toute pièce est une autre histoire. Si l’on considère ne serait que les aspects purement financiers, la production d’une œuvre cinématographique implique notamment un certain nombre de coûts incompressibles. Si la base matérielle peut, par exemple, être considérée comme un investissement à plus ou moins long terme, ce n’est définitivement pas le cas pour le reste des besoins essentiels : L’achat ou la location des accessoires, des costumes, des consommables, ou encore la mise en place des décors, etc.

Toutes ces considérations ne font que ramener n’importe quel cinéaste à la dure vérité…

Le cinéma est un art qui peut rapidement coûter cher !

 

Et la production cinématographique dans tout ça ?

Photo de tournage

Il est important de bien comprendre que le cinéma prend vie à des échelles économiques bien distinctes. Les petites structures indépendantes, ne font jamais (ou très rarement) le même cinéma que les majors (Warner Bros, 20th century fox, Universal, Disney, etc.).

Deux manières d’entreprendre le cinéma se détachent alors de la production en général :

1 – Faire du cinéma en donnant priorité à l’expression artistique.

On parle ici assez facilement de films d’auteurs, souvent travaillés en collaboration étroite entre un producteur et un réalisateur. L’idée est avant tout de donner la priorité à la notion d’œuvre d’art. Le film est en effet construit sur un ensemble de choix, qui ont pour objectif principal de créer une cohérence globale. Dans la majorité des cas, cette cohérence est évidemment issue d’un point de vue extrêmement personnel des cinéastes impliqués dans la création de l’œuvre. Nous pouvons alors nous demander jusqu’à quel point un film peut-il intéresser le public, si celui-ci est représentatif d’une vision très personnelle des choses.

Ce constat fait en réalité ressortir la relation très forte qui existe entre le degré d’expression artistique et le potentiel purement commercial d’un film…

2 – Faire du cinéma en misant sur la rentabilité.

Cette seconde manière d’entreprendre le cinéma, s’attache davantage à l’idée de rentabilité financière. La plupart des grands studios de production envisage le cinéma de cette façon. Ils concentrent ainsi leurs efforts, non pas sur la concrétisation d’une œuvre artistique, mais bien sur la création d’un produit commercial. En règle générale – et dans les cas les plus extrêmes -, l’approche artistique laisse donc place à une “stratégie” marketing. Le film n’est plus réellement fait dans la perspective d’exposer un point de vue, mais d’intéresser un public ciblé. En clair, il s’agit de faire appel à un certain nombre de codes et de schémas (notamment scénaristiques), qui ont déjà prouvé leur capacité à faire appel à la sensibilité collective. Le but étant bien entendu de vendre un maximum de places de cinéma, de DVD/Bluray, de VOD, ou même encore de produits dérivés (jouets, goodies, etc.). Mais cette démarche est en fait tout aussi louable que la précédente car, rappelons-le, le cinéma est également une industrie. D’ailleurs, cela n’empêche finalement pas de voir naître des œuvres réellement intéressantes. En règle générale, les cinéastes qui ont l’habitude d’être proches de leurs œuvres, trouvent très peu de place pour s’exprimer face aux décisions des grosses productions.

Il est assez fréquent de considérer le juste équilibre entre ces deux manières d’entreprendre le cinéma, comme un certain “idéal cinématographique”, ayant à la fois la possibilité d’exprimer clairement un point de vue, et celle de séduire un public plus ou moins important.

Qu’il s’agisse d’une approche ou de l’autre, dans tous les cas, un seul dénominateur commun persiste : Utiliser tous les moyens possibles et imaginables pour parvenir à faire passer la vision que l’on a de son film !

Et c’est précisément à ce niveau-là, que nous subissons depuis quelques années, une mutation décisive de l’industrie cinématographique…

 

Sommes-nous déjà dans une « Nouvelle nouvelle vague » ?

nouvelle vague cinéma français François Truffaut et ses confrères de la Nouvelle Vague, sur les toîts de Paris.

Pour tenter d’apporter une réponse à cette question, je vous propose avant tout d’effectuer une synthèse du contexte qui se présente à nous…

En termes de pure création, nous pouvons clairement admettre que dans toute l’histoire du cinéma, il n’a jamais été aussi facile de faire un film !

Mais en réalité, ce n’est pas uniquement l’accès à la production qui change la façon de voir les choses. Il s’agit avant tout de la diffusion et de l’exploitation des œuvres, qui subissent une transformation encore plus importante.

L’arrivée d’internet et des nouveaux médias, a immédiatement opéré comme une disruption sur le marché du cinéma. Les plateformes comme Youtube, sont en fait devenues des chaînes de télévision accessibles à toute forme de création, et directement ouvertes sur le monde entier. N’oublions pas non plus la croissance de la V.O.D. (vidéo à la demande), à travers des marques comme Netflix ou Amazon Studios, qui se sont déjà officiellement déclaré la guerre du monopole !

Nous vivons donc désormais dans une ère où chaque création n’est plus qu’à une distance de quelques clics de son public, et où les plus grosses sociétés de productions deviennent finalement les plus frileuses à chacune de leur sortie de produit film. Je pense bien entendu à l’industrie hollywoodienne, qui se fait finalement rattraper par celle de la Silicon Valley. La situation en est arrivée à un tel point, que les grands cinéastes comme Steven Spielberg et Georges Lucas, n’hésitent même plus à prédire une “future implosion” de l’industrie du cinéma américain.

Il y aura une implosion lorsque trois ou quatre ou peut-être même une demi-douzaine de films à gros budgets s’écraseront au sol. Cela effectuera un changement du paradigme que nous connaissons aujourd’hui.

 

Steven Spielberg – propos recueillis par The Hollywood Reporter.

Au milieu de toute cette agitation, le cinéaste continu bien entendu de progresser dans son parcours. Le fameux “auteur-réalisateur” décrit autrefois par François Truffaut et ses confrères, connaît ainsi une période propice à la créativité. Une période qui met à sa disposition d’innombrables solutions pour devenir chaque jour plus autonome dans sa démarche. Le succès des plateformes de financement participatif, nous donne notamment la preuve concrète de l’importance de cette évolution.

Mais alors si l’expression cinématographique est devenue si “simple” à concrétiser, qu’en est-il de l’ambition des idées ?

Comment ne pas associer la liberté de créer, à celle de pouvoir imaginer sans limite ?

On pourrait finalement se demander où se situe ce fameux seuil, qui sépare l’envergure d’une œuvre, de la démesure de son budget. Peut-on déjà se permettre de l’ambition à moindre coût ?

Et que dire de tout ça d’un point de vue professionnel et réglementé ? Parce que oui, le cinéma est également le vecteur d’un ensemble de métiers, qu’il faudrait en théorie toujours gratifier à leur juste valeur.

Alors ? Nouvelle nouvelle vague ? Implosion des grosses industries ? Liberté artistique ?

 

Pourquoi ce blog ?

Les visages du cinéma indépendant sont multiples, et les notions qu’il englobe à lui seul, représentent une quantité infinie de manières d’entreprendre la création cinématographique. De Jean-Luc Godard à Georges Lucas, quelque soit leur forme d’expression, les cinéastes indépendants ont tous fait le même pari. Ils ont avant tout miser sur leur propre capacité à se libérer de l’emprise d’un système qui ne leur correspondait pas… pour finalement en inventer un autre bien à eux. Que ce soit pour la production de leurs films, ou pour leur diffusion d’ailleurs !

Bien entendu, vous êtes libres de créer votre propre “système” bien à vous. L’idée de ce blog est avant tout de partager des clés, pratiques et théoriques, ayant pour but d’enrichir le parcours de chaque cinéaste souhaitant devenir indépendant dans sa démarche créative.

Que vous soyez réalisateur, producteur, ou encore scénariste, vous êtes les bienvenus ici !

J’espère vous voir parmi nous prochainement et vous souhaite une bonne visite.

Marc.

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