Mise en page d’un scénario : le découpage en séquences. (3/5)

Sciseaux qui coupent des pointillés

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Vous avez écrit un scénario et vous aimeriez le présenter à de potentiels partenaires ?
Vous aimeriez le faire dans les règles du milieu pro, car vous avez peur de mettre votre crébilité en jeu ? Eh bien vous êtes dans le vrai… 🙂

Un scénario de film répond effectivement toujours à certaines règles dans le milieu professionnel. Aussi bien sur sa rédaction que sur sa mise en page.

Quels éléments retrouve-t-on dans un scénario ?
Pourquoi la mise en page est-elle si importante ?
Comment présenter un scénario ?
Que faut-il savoir sur l’impression et la reliure ?
Quelles sont les ressources sur ce sujet ?

Dans ce dossier en 5 parties, je vous propose d’apporter ma pierre à l’édifice en essayant de répondre à ces questions aussi précisément que possible 😛

Pour naviguer entre les articles, c’est ici que ça se passe :

  1. Mise en page d’un scénario : comment présenter un scénario ?
  2. Mise en page d’un scénario : règles de base, couverture et page de garde.
  3. Mise en page d’un scénario : le découpage en séquences.
  4. Mise en page d’un scénario : le corps du texte.
  5. Mise en page d’un scénario : impression, reliure et ressources.

Dans cette troisième partie du dossier, nous allons voir ensemble comment le découpage en séquences influence la mise en page de votre scénario. Là aussi il y a pas mal de notions importantes à connaître et à respecter si on veut faire les choses dans les règles du milieu professionnel…

Le découpage en séquences.

Il est essentiel de rappeler qu’un scénario se découpe en plusieurs séquences. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il est nécessaire de concevoir un séquencier avant d’écrire le scénario au complet. Attention à ne pas confondre l’unité de la séquence et celle de la scène. Celles-ci ont en effet chacune une valeure très différente au cinéma. La scène correspond à un segment narratif. La séquence se définit par un changement de temporalité et/ou de lieu, ou encore tout simplement par une rupture dans l’action.

Chaque nouvelle séquence est introduite par ce que l’on appelle un “intitulé de séquence” ou encore “slugline” en terme anglophone. Cet intitulé se construit lui-même en plusieurs parties :

  1. Une indication de lieu et d’effet sous la forme LIEU / EFFET (tout en majuscules)
  2. Une description brève du lieu dans lequel se déroule la séquence.
  3. Une indication complémentaire de temporalité (seulement si nécessaire)

L’indication de lieu et d’effet donne avant tout une information technique au lecteur.

Pour définir le LIEU, vous avez le choix entre deux valeurs :

  • INT : indique que la séquence se déroule en intérieur.
  • EXT : indique que la séquence se déroule en extérieur.

Pour définir L’EFFET, vous avez le choix entre deux valeurs principales :

  • JOUR : indique que la séquence se déroule le jour
  • NUIT : indique que la séquence se déroule la nuit

Vous avez toutefois la possibilité de préciser davantage l’EFFET en indiquant des valeurs telles que : SOIR, MATIN, AUBE ou encore CREPUSCULE. L’essentiel est de rester clair et simple pour vos lecteurs.

Note : On parle davantage d’effet même s’il s’agit d’une information relative à la temporalité de la séquence. Une séquence qui se déroule la nuit par exemple, peut tout-à-fait être tournée en plein jour. L’apparence nocturne de cette séquence relève donc avant tout d’un effet de mise en scène. L’idée est de pouvoir faire comprendre rapidement à n’importe quel lecteur, quelle est l’ambiance générale de la séquence.

Chaque intitulé de séquence se compose également d’un description brève du lieu dans lequel elle se déroule. Ici, il ne s’agit pas d’indiquer uniquement si la séquence se passe en intérieur ou en extérieur. Il s’agit avant tout de permettre à n’importe quel lecteur de pouvoir se faire une idée du contexte. Si par exemple votre séquence se déroule dans un appartement, dans une gare, dans un parc ou même dans la rue, c’est dans la description du lieu qu’il vous faut le mentionner. Rien ne vous empêche d’être plus ou moins précis à ce niveau-là. Vous pouvez par exemple choisir d’indiquer “Appartement de Julie” si vous jugez nécessaire de préciser cette information pour le lecteur.

Petite astuce perso : Il arrive que certains lecteurs ne prennent pas forcément le temps de lire chaque intitulé de séquence. Si vous pouvez rappeler subtilement le lieu à chaque début de séquence, n’hésitez-pas à le faire. Un détail peu suffire à rappeler au lecteur où se situe la séquence qu’il s’apprête à lire. Vous pouvez par exemple introduire votre séquence par “Marie pose sa fourchette, se lève et quitte la cuisine.” au lieu de “Marie pose sa fourchette, se lève et quitte la pièce.”. Ce n’est pas une obligation, mais si vous pouvez le faire sans que ça se ressente trop, n’hésitez-pas 😉

Ensuite, il peut aussi être utile d’ajouter une information de temporalité complémentaire. Un scénario s’écrit toujours au présent, même lorsque l’action décrite est une action déjà révolue ou une action à venir. Dans le jargon cinématographique, on parle de flashback lorsque la narration effectue un saut dans le passé, et on parle de flashforward lorsque celle-ci effectue un saut dans le futur. Si vous souhaitez faire comprendre au lecteur que l’action décrite sort de la ligne temporelle de référence de votre histoire, vous pouvez l’indiquer au début de l’intitulé de séquence entre parenthèses.

On recommande parfois de ne pas numéroter les séquences dans un scénario. Avant tout parce que celles-ci pourraient être amenées à changer de place au cours de la phase de développement. La numérotation serait donc en théorie exclusivement réservée à la phase de préproduction. Plus particulièrement lorsqu’il s’agit de faire un découpage technique afin de définir précisément les plans qui seront tournés. En pratique, perso je dis “fuck off !” et je numérote tout le temps mes séquences ! 😀 D’abord parce que je ne vois absolument pas en quoi le fait de leur attribuer une numérotation empêche de changer leur place par la suite. Et aussi tout simplement parce que c’est quand même vaaaaachement plus pratique pour se repérer dans un scénario ! On est d’accord hein ?! 😉

Concernant la numérotation des séquences, il y a tout de même un point qui me semble utile à préciser. Pour ma part je n’écris jamais “SEQ 1” ou “SEQUENCE N°1” ou encore “S1” au début de l’intitulé de séquence. Gardons à l’esprit que l’objectif est de rendre la mise en page claire, légère et intuitive pour n’importe quel lecteur. Dans cette perspective, j’écris donc toujours uniquement le numéro de la séquence seul avec un point. Pour la première séquence d’un scénario, j’écris par exemple : “1. LIEU/EFFET – Description du lieu”

Libre à vous de considérer la numérotation comme faisant partie de l’intitulé de séquence. Mais si vous compter l’inclure, je vous recommande d’éviter d’alourdir votre scénario avec des informations réccurentes telles que “SEQUENCE” ou “SEQ” par exemple.

Pour aller plus loin...

Écrire et présenter un scénario est une tâche assez délicate n'est-ce pas ?
Si vous êtes d'accord avec ça, la suite devrait certainement vous intéresser...

Dans l'idée de vous aider à préparer votre prochain projet cinématographique de façon professionnelle, je vous propose un pack de 2 vidéos + 3 documents.

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Le pack contient :

  • 1 vidéo dans laquelle nous verrons pourquoi la mise en forme d'un scénario est-elle si importante ?
  • 1 mise en pratique, dans laquelle je corrige avec vous la mise en forme d’un scénario.
  • La checklist qui récapitule toutes les étapes de mise en forme.
  • 1 scénario d’exemple. Disponible en 2 versions, (avant et après correction).
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