7 erreurs à éviter lors de la pré production de vos films.

Table ronde pré production

VOTRE PREMIER COURT-METRAGE EN 5 SEMAINES

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La production cinématographique et audiovisuelle nécessite beaucoup de rigueur et d’organisation. Réaliser un film est une entreprise qui se décompose en plusieurs phases ayant chacune une utilité bien spécifique.

La première phase est celle du développement. Il s’agit avant tout de partir de l’idée et de parvenir à concrétiser un ensemble d’éléments qui serviront à la production : le pitch, le synopsis, la note d’intention et le scénario sont les éléments essentiels de la phase de développement d’un projet cinématographique.

Ensuite, vient la phase qui nous intéresse dans cet article : la préproduction.

Avant d’entamer la production d’un film, il est impératif de préparer cette mise en production. Cela passe généralement par un tas de paperasses ( bien chiantes 🙂 ), des tableaux, des feuilles d’organisation et de planification, mais aussi des réunions de l’équipe, des comédiens…

Bref !

Il s’agit d’une phase pas très “sexy” pour les créatifs, mais qui est pourtant IN-DIS-PEN-SABLE !

Je le mets en gros et en gras pour bien insister sur ce point hein !! N’est-ce paaas heeeinn !? 😉

Aujourd’hui, je vous propose donc de vous partager 7 des erreurs les plus communes que j’ai pu observer chez les cinéastes ( moi inclus 🙂 ) lors de la phase de préproduction de projets cinématographiques.

Enjoy !…

1. Ne pas se fixer des objectifs mesurables et atteignables

flechetes jaunes dans le mile

Précédemment sur ce blog, j’ai déjà mentionné la nécessité de se fixer des objectifs concrets lorsqu’on aborde la création d’un projet cinématographique.

Vous pouvez tout-à-fait choisir de faire un film avant tout pour vous faire plaisir ou pour tenter l’expérience de la réalisation. Je vous encourage cependant à être bien clair sur ce point et à le définir le plus tôt possible dans votre démarche.

J’insiste sur cet aspect car le risque est de faire un film à vocation professionnelle, tout en adoptant une démarche qui ne l’est pas.

Si vous faites un film pour votre plaisir, les points suivants de cet article ne vous concernent pas vraiment. Mais si vous avez clairement des ambitions professionnelles et que vous ignorez toutes les erreurs mentionnées ci-dessous, très honnêtement, je ne donne pas cher de votre peau ! 😛

2. Ne pas évaluer concrètement les ambitions du projet

femme sur un escalator dans les nuages

Après avoir défini un ou plusieurs objectifs pour votre projet, je vous encourage très vivement à évaluer les ambitions créatives et techniques (les deux sont souvent extrêmement liées dans la production cinématographique) et à faire un bilan précis des moyens que vous avez à disposition (ou que vous pouvez éventuellement acquérir).

Dans un premier temps, je vous encourage donc à faire un état des lieux des moyens humains, des lieux auxquels vous avez accès, du matériel et des accessoires que vous avez en votre possession.

Ensuite, il est impératif de budgétiser votre projet de film (ou de série). Installez-vous à un bureau, prenez un bon café et passez en revue l’ensemble de votre scénario pour déterminer les moyens logistiques et financiers nécessaires à sa réalisation. Dans l’idée de faire une estimation aussi précise que possible, il est grandement conseillé d’établir au strict minimum un découpage technique de votre film, un dépouillement, ainsi qu’un plan de tournage. Ces trois documents vous permettrons en effet d’avoir une vision beaucoup plus claire des besoins et des problématiques relatives à la concrétisation de votre film ou série.

En règle générale, lorsqu’on effectuer la budgétisation d’un film, il est aussi clairement conseillé d’intégrer une part d’imprévus et de frais généraux. La production d’une oeuvre cinématographique échappe très rarement – voir même jamais – à la présence d’aléas.

De part mon expérience, je peux vous recommander de réserver entre 11% et 16% de marge dans votre budget, afin de prévoir les éventuels frais qui viendraient s’ajouter. Dans certains cas critiques, cela peut aller bien au-delà des 16%, mais ça reste en moyenne ce que j’ai pu observer et ce que les organismes régionaux recommandent habituellement.

3. Entamer la production sans avoir boucler son budget.

walter white tient des billets

C’est une erreur à laquelle il faut particulièrement faire attention lorsqu’il s’agit d’un projet ambitieux qui nécessite la réunion d’une quantité non négligeable de moyens. Quelle que soit l’échelle économique du projet.

Si vous avez effectué une budgétisation assez précise, et que vous n’arrivez pas à réunir le financement nécessaire à la production… alors ne lancez pas la production ! Tout simplement !

J’ai vu bon nombre de projets entamer leur production sans avoir réuni l’ensemble des fonds nécessaires. Aucun d’eux n’à échappé à un surcoût financier difficile à amortir en cours de production ! Parfois à la fin, mais aussi en plein milieu pour les cas les plus délicats ! J’ai vu des cinéastes se mettre dans des situations telles qu’ils étaient obligés d’emprunter à leur entourage ou même à des membres de leur équipe, pour terminer la production de leur film !! Après avoir assisté à ça, je peux vous dire que je me suis promis de ne jamais en faire de même. Je vous encourage donc très fortement à ne jamais vous mettre dans ce genre de situation !

Avant tout, il est indispensable de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour minimiser (voir même éliminer totalement) les coûts que vous devrez amortir vous-mêmes. On dit que les meilleurs producteurs ne sortent pas un centime de leur poche, et il est vrai que dans la théorie, le cinéma français possède assez d’organismes et de systèmes de financements pour pouvoir monter un projet cinématographique sans attaquer son propre compte bancaire. Dans la pratique, la demande est largement supérieure à l’offre, et plein d’autres critères (comme la démocratisation du matériel par exemple), font qu’une quantité astronomique de projets se concrétisent en dehors des circuits de financements traditionnels.

En tout cas, quelque soit votre cas de figure, je vous recommande vivement de ne jamais entamer la production d’une oeuvre cinématographique sans avoir réuni les fonds de votre budget prévisionnel.

C’est une règle d’or !

4. Ne pas prévoir de stratégie pour la diffusion/distribution

lumiere de projecteur de film

Tout d’abord, il est important de garder à l’esprit que la vie d’une oeuvre cinématographique ne s’arrête pas lorsque sa production s’achève. C’est à ce moment-là que son existence commence ! C’est la raison pour laquelle il est indispensable de définir une stratégie de diffusion et/ou d’exploitation, et de mettre celle-ci en place dès la finalisation de l’oeuvre.

Je vous recommande d’ailleurs à anticiper toutes les décisions majeures de la diffusion et de l’exploitation de votre oeuvre, avant même d’avoir défini la forme de cette dernière. La forme et le support de diffusion/exploitation sont en effet extrêmement liés. Je vous ai par exemple déjà évoqué tout le “bien” que je pense du fait de réaliser un “moyen métrage”

Si vous avez l’intention de diffuser votre oeuvre sur le web, mais que vous n’avez encore aucune audience bien établie et fidélisée, je vous recommande de privilégier le format court dans un premier temps. Un format long comme un long métrage ou une websérie sera non seulement plus lourd en terme de production, mais il vous sera aussi nettement plus difficile de “séduire” un premier public avec un format de ce type. Bien entendu, ce n’est là qu’un cas de figure parmi beaucoup d’autres.

Si par exemple vous envisagez une diffusion en salles de cinéma, la problématique de la stratégie à adopter sera certainement très différente. Il faut avant tout prendre en compte le marché et les tendances qui évoluent au sein de celui-ci. Il faut également considérer les solutions de financements et les contraintes qui peuvent y être associées. Bref, il y a là aussi des critères à ne pas négliger.

Dans tous les cas, je pense que vous avez compris l’idée. Si vous faites votre film ou votre série dans une démarche professionnelle, il faut impérativement penser à la stratégie de diffusion et d’exploitation en amont. Sans quoi, toute la production pourrait être une perte sèche de temps et d’énergie qui ne vous amène pas, vous et votre équipe, vers un objectif spécifique.

Mais attention là aussi !

Ne confondez pas objectifs et opportunités.

Mettre en place tout ce qu’il faut pour optimiser la diffusion et l’exploitation d’une oeuvre sur internet, c’est faire preuve de stratégie.

Faire un film pour être repéré par Disney et pouvoir réaliser le prochain Marvel, c’est un objectif bien trop spécifique, qui tient davantage de l’opportunité, que d’une véritable approche stratégique.

5. Ne pas préparer le tournage correctement

reunion de préparation

Je vous ai déjà parlé sur ce blog de la relation étroite entre l’optimisation de votre flux de production, et la construction progressive de votre carrière de cinéaste.

C’est toujours aussi important !

La production d’un film est un processus collectif dont le but fondamental est de plier la réalité à une certaine volonté artistique.

On ne fait pas un film comme on peint un tableau. Prenez le temps de vous appliquer dans la préparation de vos tournages. Même si vous aurez peut-être l’impression de perdre du temps, en réalité vous en gagnerez énormément !

La préparation ne sera jamais parfaite à 100%. Vous ne pourrez pas prévoir tous les aléas, mais faites le maximum pour que l’ensemble de l’exécution soit la plus fluide possible.

Sur un plateau de tournage, il est indispensable que chacun sache exactement ce qu’il a à faire et pourquoi sa présence est nécessaire. Si ce n’est pas le cas, la production peut rapidement devenir chaotique et virer au cauchemar.

6. Mal choisir son équipe technique

equipe de film sur un tournage

On dit souvent que l’une des qualités principales d’un bon cinéaste, est de savoir bien s’entourer.

Constituer son équipe ne se résume pas seulement à faire une sélection de compétences techniques et créatives. Constituer une bonne équipe repose avant tout sur le choix des personnes qui vont être amenées à participer à votre projet. Gardez bien à l’esprit que la dimension humaine tient toujours une place essentielle dans une équipe. Que cette équipe soit participative ou entièrement rémunérée, cela ne change absolument rien à la nécessité de gérer les rapports humains et les motivations de chacun des membres.

Si je vous parle de motivation c’est pour une bonne raison. Lorsque vous choisissez les membres de votre équipe, privilégiez toujours la motivation aux compétences absolues.

Si par exemple vous avez le choix entre deux personnes qui ont des compétences équivalentes, prenez toujours celle qui possède la motivation la plus en accord avec votre projet de film ou série. J’irais même jusqu’à dire que si vous avez le choix entre deux personnes et que l’une possède moins de compétences que l’autre, prenez tout de même la personne qui possède moins de compétences si sa motivation est beaucoup plus en accord avec votre projet.

A mon sens, il faut éviter de considérer que le savoir et les compétences existent forcément en quantité absolue. Une personne qui possède une motivation profonde et qui sait pourquoi elle participe à votre projet, sera toujours plus à même de progresser, qu’une autre qui aura davantage tendance à se reposer sur ses acquis.

En clair :

Les compétences d’une personne définissent ce que cette personne est capable de faire dans l’immédiat.
La motivation d’une personne défini pourquoi cette personne est capable de progresser et à quel niveau.

Je vous recommande donc de toujours analyser le “Pourquoi ?” avant le “Quoi ?”.

7. Mal choisir son casting

comedien face à une caméra

Same player shoot again ! 😀

L’erreur est grosso modo la même que pour l’équipe technique.

Il y a néanmoins une différence majeure…

Si on fait exception de la qualité audio, la qualité technique globale de votre film reste avant tout un luxe. Vous pouvez tout-à-fait faire un film efficace et appréciable, sans avoir besoin d’une photographie de dingue, de 8 drones et d’une équipe de 40 personnes.

En réalité, la qualité d’un film repose essentiellement sur trois piliers essentiels :

La qualité du scénario, la qualité du son et… le jeu des comédiens !

Si vous foirez l’un de ces trois piliers, il y a fort à parier que votre film soit un échec.

Un constat qui implique également que, d’une certaine manière, il est moins dramatique de choisir une équipe technique peu compétente (sauf pour l’audio), que de choisir un casting qui n’est pas à la hauteur.

Contrairement à l’équipe technique, les comédiens sont directement exposés au public. Ils ont l’énorme responsabilité de donner vie aux personnages et d’impliquer le spectateur sur le plan émotionnel. Si un comédien échoue à assurer cette responsabilité, tous les artifices techniques possibles et imaginables ne pourront jamais rattraper cet échec.

Personnellement, je suis partisan du principe selon lequel une bonne direction d’acteurs, c’est d’abord et surtout un bon choix de casting.

Comédien est un métier à part entière ( même si beaucoup de gens ont malheureusement du mal à le comprendre, mais ça c’est un autre débat 🙂 ). Certaines personnes sont naturellement à l’aise devant une caméra, mais ça ne fait pas d’elles des acteurs nés pour autant. Être acteur nécessite d’acquérir une expertise bien spécifique. Compte tenu de la difficulté du métier, on peut assez facilement considérer que cette expertise n’est pas donnée à tout le monde. Après j’ignore totalement si le métier de comédien tient avant tout de quelque chose d’inné ou s’il peut se développer. Mes connaissances s’arrêtent là et ce n’est pas le sujet de cet article.

Choisir des comédiens de qualité est donc essentiel. Rien ne vous empêche de choisir quelqu’un qui débute si vous souhaitez faire progresser cette personne. Mais en règle générale, lorsque vous faites un casting, vous avez besoin de quelqu’un qui saura se montrer efficace dans l’immédiat. Prendre une personne néophyte est un pari que je ne vous recommande pas de faire. Même si j’avoue avoir pu être témoins de certains cas dans lesquels ce pari a bel et bien été relevé. Mais cela reste des exceptions et la réussite du comédien devant la caméra, s’explique souvent par une totale dévotion de sa part et un travail acharné.

Pour aller plus loin...

Écrire et présenter un scénario est une tâche assez délicate n'est-ce pas ?
Si vous êtes d'accord avec ça, la suite devrait certainement vous intéresser...

Dans l'idée de vous aider à préparer votre prochain projet cinématographique de façon professionnelle, je vous propose un pack de 2 vidéos + 3 documents.

Je vous accompagne dans la présentation professionnelle de votre scénario

Le pack contient :

  • 1 vidéo dans laquelle nous verrons pourquoi la mise en forme d'un scénario est-elle si importante ?
  • 1 mise en pratique, dans laquelle je corrige avec vous la mise en forme d’un scénario.
  • La checklist qui récapitule toutes les étapes de mise en forme.
  • 1 scénario d’exemple. Disponible en 2 versions, (avant et après correction).
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