5 conseils des réalisateurs de [REC] pour faire un bon film d’horreur.

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VOTRE PREMIER COURT-METRAGE EN 5 SEMAINES

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Mis à part certains classiques du cinéma et d’autres films plus orientées vers le délire cinématographique, j’avoue que l’horreur c’est pas trop mon truc. Pourtant il faut bien admettre que beaucoup de films de genre parviennent à faire preuve d’une certaine inventivité, même (surtout) dans le cadre d’une production reposant sur des moyens assez limités.

Rec et Rec² ont été tournés avec un budget de 1,5 millions d’euros chacun…
Autant dire que dans le milieu du cinéma, cela représente une somme ridicule !
Même comparée à d’autres productions très modestes.

Les cinéastes Jaume Balaguero et Paco Plaza, sont pourtant parvenus à faire connaître leur nouvelle licence au niveau mondial. À tel point que les américains se sont jetés dessus pour en faire le remake Quarantine (jamais vu et j’avoue que ça ne m’intéresse pas du tout ^^).

Il y a donc une certaine aura autour de ce projet qui me fascine assez. Un film fait avec des moyens extrêmement limités qui parvient à atteindre un large public au point de transcender toutes les frontières géographiques…

N’est-ce pas le rêve de tout cinéaste indépendant ?

À force de fouiller dans les rayons pour trouver des blurays d’occasion (ça rime ! ^^), j’ai justement fini par tomber sur ceux des deux premiers Rec. Et devinez quoi… ils sont truffés de bonus hyper cools ! Les coulisses de tournage, des interviews, des conseils, les essais des comédiens, les commentaires audio. Vous en avez pour environ 8 heures de bonus au total… Bref ! Si vous souhaitez en savoir davantage sur la production de ces films, il y a largement de quoi faire !

Aujourd’hui je voulais vous faire un petit récapitulatif des conseils que donnent les cinéastes pour écrire et réaliser un film d’horreur. Vous pouvez retrouver la vidéo dans le bluray du premier opus, sous l’intitulé « Tourner un film d’horreur mode d’emploi ». Voici donc 5 conseils précieux qui s’adressent à toutes celles et ceux qui souhaitent faire un film d’horreur…

1. Donnez à votre méchant quelque chose d’unique.

Vous souhaitez que les spectateurs n’oublient pas le méchant de votre histoire ?

Alors donnez-lui par exemple une arme peu commune. L’audience retient en général assez facilement un méchant si celui-ci a une spécificité qui lui est propre.

Si je vous dis « Freddy », vous me répondez… des griffes bien entendu !
Si je vous dis « LeatherFace » vous me répondez… une tronçonneuse !
Si je vous dis « Halloween », vous me répondez… le masque !
Si je vous dis « Scream », vous me répondez… un autre masque ! 🙂

Vous avez compris l’idée… Un méchant n’est jamais identifiable uniquement parce qu’il est redoutable. Il est toujours préférable d’apporter un élément de distinction essentiel pour qu’il puisse marquer l’esprit du public.

J. Balaguéro et P. Plaza expliquent également que l’arme choisie devrait toujours apporter un décalage inconfortable par rapport à l’idée que le méchant puisse commettre des meurtres. Ils donnent l’exemple d’une paire de ciseaux. La manière la plus efficace de tuer quelqu’un avec une paire de ciseaux est simplement de le poignarder avec. Mais les ciseaux peuvent aussi servir à découper de la chaire humaine, et même des membres pourquoi pas… vous l’aurez compris, les ciseaux représentent une arme pleine de potentielle. C’était l’instant psychopathe ! 😀

2. Jouez avec le pouvoir de la suggestion.

On ne cessera jamais de le répéter, mais il y aura toujours plus de chances que l’imagination du spectateur sois plus forte que ce que vous pourrez lui montrer à l’image.

C’est une règle d’or d’autant plus vraie dans le contexte d’un film d’horreur à faible budget. Si vous n’avez pas les moyens de créer des effets réellement convaincants, préférez toujours jouer la carte de la suggestion.

Lorsque vous suggérez les choses, chaque spectateur se fait sa propre idée de ce qui se passe réellement. Cette idée, il l’a fonde en général sur ses propres angoisses. C’est justement ce qui donne tout son pouvoir au non-dit / non-montré.

3. Créez un sentiment de déséquilibre.

Vous connaissez certainement les principales règles de composition qui vous permettent de concevoir vos plans d’une façon plus ou moins naturelle et « logique ».

Et si vous décidiez volontairement de déconstruire cette logique pour créer un sentiment de déséquilibre chez le spectateur ?

Un film qui a pour vocation d’inspirer l’angoisse et la peur, se fonde en général sur l’idée qu’une menace peut surgir de n’importe où. Composer un plan en laissant volontairement un large espace inoccupé, peut justement vous permettre de stimuler cette angoisse chez les spectateurs.

Un exemple de composition laissant un espace important inoccupé. Ne craignez-vous pas que la menace surgisse de cet espace ? :)

Un exemple de composition laissant un espace important inoccupé. Ne craignez-vous pas que la menace surgisse de cet espace ? :)

4. La vélocité prime sur la lenteur.

Bon là on est sur un point assez spécifique et qui n’est pas forcément applicable à une majorité de cas. L’idée est surtout de ne pas faire de votre menace un caramel mou 🙂

Les zombies sont notamment assez connus pour être d’une lenteur suprême. Ce qui donne parfois lieu à des situations franchement limites, dans lesquelles des personnages se font avoir d’une manière assez déconvenue.

Je pense que si vous avez déjà vu des œuvres qui utilisent des zombies comme menace principale, vous avez déjà certainement du vous dire que certains personnages étaient juste un peu trop débiles de rester juste devant les fenêtres par exemple 😀

C’est là que les « infectés » entrent en jeu. Déjà largement popularisés avec des œuvres comme 28 jours plus tard (Danny Boyle – 2002), les infectés sont un petit peu les « zombies 2.0 ». Ils ne traînent pas des pieds, ils courent… et vite !

Rec met justement en scène des infectés et non pas des zombies. Pour être plus précis, on peut même dire que les infectés de Rec sont des « possédés ». Quoiqu’il en soit, des monstres qui se déplacent rapidement représentent bien entendu une menace bien plus importante.

Cela ne signifie pas pour autant que le méchant/la menace de votre film d’horreur doit nécessairement être rapide. À vous d’en juger en fonction de vos intentions.

5. Ne sous-estimez jamais l’ambiance sonore.

Ce dernier conseil relève plus d’un bilan personnel de ce que j’ai pu constater sur l’ensemble du making of du premier opus. Les cinéastes accordent énormément d’importance au travail sur le son. Ce qui est d’ailleurs assez intéressant, c’est que l’ingénieur du son responsable du mixage du film, explique que Jaume Balaguéro et Paco Plaza ont chacun une approche totalement différente et opposée par rapport à l’autre. L’un voulait adopter une approche « grand spectacle », tandis que l’autre voulait du réalisme pur. Quitte à proposer une piste sonore entièrement « mono » pour coller au plus près au type d’enregistrement que pourrait proposer une caméra de reportage. Il ont finalement réussi à trouver un compromis entre les deux en se servant à la fois des enregistrements réels et en ajoutant des bruitages correspondant davantage à une utilité narrative (ex : lorsque la caméra se prend des coups, on peut entendre des sons qui ont été ajoutés en postproduction pour accentuer l’intensité de l’action).

Le son est toujours une variable fondamentale par rapport à l’immersion du spectateur. N’importe quelle audience aura davantage de difficultés à s’impliquer dans un film qui propose un son médiocre et une image sublime, que dans un film qui propose l’inverse.

Cette règle est d’autant plus valable lorsqu’il s’agit d’un film d’horreur ou l’immersion est clairement essentielle.

Pour aller plus loin...

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5 commentaires
  1. Belamallem 10 mois ago

    merci marac

    • Marc Auteur
      Marc 10 mois ago

      Merci à toi Belamallen pour ton commentaire 😉

  2. Mafuta Guy 10 mois ago

    Bonjour chers amis,
    le contenu est intéressant mais je n’arrive pas à lire les vidéos.

    Bien à vous,
    Guy

    • Marc Auteur
      Marc 10 mois ago

      Bonjour Guy,

      Je te rassure tout de suite, il n’y a absolument aucune vidéo sur cet article 😉

      Bien à toi,
      Marc.

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