L’anatomie du scénario selon Pixar. Règle n°18 : Se connaître soi-même.

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Vous avez une idée de scénario en tête, et vous aimeriez la concrétiser ?

La structure narrative vous intéresse, mais vous avez du mal à savoir comment enrichir votre histoire et maîtriser les notions dramaturgiques ?

Vous avez peut-être déjà lu des tonnes d’informations sur le sujet…

En réalité, vous cherchez simplement une synthèse de ce qui se fait de mieux en matière de storytelling.

Lorsque j’ai commencé à écrire les scénarios de mes premiers courts-métrages, c’était… hmm comment dire… intéressant 🙂

Je ne réalisais pas à quel point la structure et la dramaturgie pouvait m’influencer dans mes choix narratifs.

Et un jour je suis tombé par hasard sur les « 22 règles de storytelling selon Pixar »

Je me suis tout de suite dit : « Ok ! Ces gens-là seraient les premiers que j’écouterais, si je me lançais le défi insensé d’écrire le meilleur scénario du monde » (ouais rien que ça ! 😀 )

Mais à ce moment-là, je n’avais pas réalisé que ce que j’avais sous les yeux n’était qu’un bref aperçu de ces règles…

Un résumé extrêmement succinct, relayé sur de nombreux blogs et magazines que ne sont jamais vraiment intéressés de plus près à ces règles.

Notamment sur la bonne manière de les interpréter…

Avant de les publier à mon tour sur ce blog, j’ai d’abord essayé de remonter à la source.

C’est là que j’ai découvert que Stephan Vladimir Bugaj, ancien « Technical director » de chez Pixar (Les indestructibles, Cars et Wall-E), a écrit un livre entier pour revenir sur ces fameuses 22 règles.

Il tente notamment de clarifier les choses et d’y apporter une interprétation un peu plus juste.

Devant la richesse de cette nouvelle approche, je n’ai pas pu m’empêcher de contacter ce Stephan.

Je lui ai demandé si je pouvais en faire une traduction française officielle, et la publier sur mon blog.

Devinez ce qu’il a répondu… 🙂

Dans cette série de 22 articles, je vous propose de redécouvrir chacune des règles du storytelling selon Pixar, en adoptant un tout nouveau point de vue.

Note importante : La traduction qui suit est directement issue des propos de Stephan Vladimir Bugaj.
Le « Je » est donc celui de l’auteur à l’origine de l’œuvre.

Règle n°18 :

Vous devez vous connaître.
C’est précisément ce qui fera la différence entre faire de votre mieux, et chercher la petite bête.
Raconter une histoire c’est essayer… Et non pas broder !

Il est absolument essentiel de se connaître soi-même. C’est effectivement ce qui fera la différence entre faire de votre mieux, et chercher simplement la petite bête. Ce qui, soit dit en passant, vous amènera toujours à rester bloqué et à finalement abandonner en cours de route.

Cette frontière entre « faire de son mieux » et « se braquer sur des détails en oubliant le reste » est très mince. Et puisque celle-ci reste toujours relative à la connaissance de soi-même, sachez vous exercer à repérer les signes.

Si vous avez passé plus de temps que prévu sur une simple page, c’est probablement le signe que vous vous êtes perdu dans les détails (si vous n’avez pas encore déterminé votre rendement moyen. Dites-vous simplement qu’une heure passée sur une seule et même session, c’est déjà trop.

Quand cela arrive, il vous suffit de continuer. Si vous n’avez pas résolu le problème dans les temps, vous avez probablement besoin de prendre un moment pour cesser d’y réfléchir consciemment, de prendre du recul plutôt que de s’y enfoncer encore davantage.

Réécrire un dialogue ou des descriptions, encore et encore, jusqu’à ce qu’ils soient parfaits, ou effectuer tout autre travail du même acabit sur quelque détail, sans avoir mis en place les tenants et les aboutissants de votre histoire, c’est là aussi une perte de temps.

Vous pourrez fignoler tous ces détails une fois que les relations entre les personnages, les axes thématiques et les mécanismes de l’intrigue seront parfaitement en place.

Il en va de même pour les mécanismes complexes du dialogue et de l’action. Avant de pouvoir développer ces derniers, dans la perspective de véhiculer des émotions et de rendre plausible le récit, il est toujours impératif de partir d’une base solide.

L’apport de nuances et l’élaboration du sous-texte, pourront être revus consciencieusement une fois les éléments principaux mis en place.

Si vous réfléchissez trop longtemps sur un point en particulier, c’est peut-être le signe que vous êtes soucieux de conserver ou non un passage de votre histoire. Vous vous souciez probablement de détruire un moment de l’histoire sur lequel vous hésitez. N’ayez pas peur de faire des erreurs.

Vous les rectifierez plus tard. Lorsque vous êtes bloqués, dites-vous que si vous avez déjà pris la précaution de mettre en place les nœuds de l’histoire, ce qui suit vous apportera sûrement la solution à votre problème actuel. Mais vous n’y parviendrez pas si vous ne vous forcez pas à aller au-delà de ce problème, pour avancer dans l’histoire.

Mon mot d’ordre sur ce point, est de se tromper le plus tôt possible et le plus rapidement possible. Vous ne pourrez pas réécrire quelque chose qui n’a pas été écrit.

Enfin, si vous commencez à réfléchir de manière prolongée à l’heure, au nom des personnages, aux costumes, aux décors, à la marque des voitures, des armes et des ordinateurs, ou à d’autres détails du même acabit, c’est qu’en réalité, vous êtes complètement coincé. Vous devez alors vous remettre à faire précisément ce que vous êtes en train d’éviter : faire avancer l’histoire.

Ces détails n’ont aucune importance, ils ne font que vous distraire de ce qui compte vraiment. À une seule exception près : si c’est éléments sont essentiels à l’histoire. Non pas parce qu’ils vous font paraître plus intelligent.

La deuxième partie de ce conseil aurait mérité de faire l’objet d’une règle à elle seule.

C’est en effet une idée à part entière. Même en se connaissant parfaitement et en comprenant la différence entre faire de son mieux et se perdre dans les détails, on peut tout de même dérailler. Même en restant efficace, vous pouvez tout de même faire la mauvaise chose au mauvais moment.

Exprimer cette idée en une moitié de Tweet a fait naître une formulation qui pourrait donner du fil à retordre aux storytellers inexpérimentés parce qu’ils ne comprennent pas forcément ce que veut dire un employé de Pixar lorsqu’il parle d’histoire. L’histoire est un terme générique, mais qui implique des considérations pouvant ne pas êtres limpides et évidentes pour tout le monde. Je vais vous l’expliquer pour vous permettre de profiter au mieux de ce conseil.

Nous faisons une différence entre une histoire, ce qui signifie en fait le développement narratif, et la production, qui signifie simplement la mise en place. Les éléments généraux sont créés par ceux qui participent à la rédaction de l’histoire (description générale des personnages, des arcs transformationnels, des nœuds de l’intrigue, des séquences) ; ceux qui participent à la production travaillent sur les détails (les dialogues, l’action, les décors, les moments et les scènes).

L’histoire suppose un développement. C’est le processus de conception, de structuration, d’ébauche (par le dessin ou l’écriture) et de mise à l’essai des idées. Pendant cette phase, les traits sont grossiers et les quelques détails qui sont ajoutés ne servent qu’à soutenir l’idée principale. Tout peut être modifié à tout moment par l’inspiration et l’analyse.

« Raconter une histoire c’est essayer, pas broder » veut dire que lorsque l’on met en place les structures, les thèmes, et les personnages de base de son histoire, il faut se concentrer sur une vision générale des choses, et tester les idées brutes pour voir si elles fonctionnent, sans se laisser accaparer par les détails et la recherche de la perfection.

C’est une fois que les éléments de l’histoire sont en place que commence le processus d’affinement. Les dialogues, les descriptions et l’action sont réécrites et mises en scène, les décors sont créés et enrichis, et ainsi de suite.

Ce processus de raffinement itératif, affinant la matière brute, est idéale pour toutes les étapes de toutes les formes artistiques. Dans la production filmique, par exemple, tous les différents postes de chez Pixar, utilisent le storyboard comme étape préliminaire. Ils essayent, jugent, décident, et affinent enfin leur approches afin de créer leur propre histoire.

Entrer dans les détails pendant le processus de développement de l’histoire vous ralentit et vous attache souvent à des idées compliquées, ce qui vous empêche d’en essayer d’autres. Quand on développe, il ne faut s’attacher à rien car on pourra jeter même de grandes idées qui ne fonctionneront pas pour cette histoire en particulier.

Identifier les problèmes avant de se plonger dans les détails, rend les révisions nécessaires plus faciles. Et si vous vous attachez à créer dès le départ une structure solide, vous minimiserez le nombre de lacunes à corriger au sein de l’intrigue, à chaque nouvelle révision de celle-ci. Une fois la réécriture commencée, il faudra alors rester centré uniquement sur ce qui est important pour l’histoire, même durant le processus d’amélioration. Ce qui n’est pas important pour l’intrigue doit ainsi laisser naturellement la place à ce qui pourrait l’être.

En général, ce conseil se résume à cela : déterminez la structure générale et les éléments de votre histoire en premier, et mettez-les à l’épreuve dans des ébauches sujettes au changement, jusqu’à ce que vous ayez trouvé ce qui fonctionne le mieux. Entrez ensuite dans les détails. Centrez-vous toujours sur ce qui est important, le reste n’est que du remplissage.

Pour aller plus loin...

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