L’anatomie du scénario selon Pixar. Règle n°15 : Être honnête, pour être crédible.

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Vous avez une idée de scénario en tête, et vous aimeriez la concrétiser ?

La structure narrative vous intéresse, mais vous avez du mal à savoir comment enrichir votre histoire et maîtriser les notions dramaturgiques ?

Vous avez peut-être déjà lu des tonnes d’informations sur le sujet…

En réalité, vous cherchez simplement une synthèse de ce qui se fait de mieux en matière de storytelling.

Lorsque j’ai commencé à écrire les scénarios de mes premiers courts-métrages, c’était… hmm comment dire… intéressant 🙂

Je ne réalisais pas à quel point la structure et la dramaturgie pouvait m’influencer dans mes choix narratifs.

Et un jour je suis tombé par hasard sur les « 22 règles de storytelling selon Pixar »

Je me suis tout de suite dit : « Ok ! Ces gens-là seraient les premiers que j’écouterais, si je me lançais le défi insensé d’écrire le meilleur scénario du monde » (ouais rien que ça ! 😀 )

Mais à ce moment-là, je n’avais pas réalisé que ce que j’avais sous les yeux n’était qu’un bref aperçu de ces règles…

Un résumé extrêmement succinct, relayé sur de nombreux blogs et magazines que ne sont jamais vraiment intéressés de plus près à ces règles.

Notamment sur la bonne manière de les interpréter…

Avant de les publier à mon tour sur ce blog, j’ai d’abord essayé de remonter à la source.

C’est là que j’ai découvert que Stephan Vladimir Bugaj, ancien « Technical director » de chez Pixar (Les indestructibles, Cars et Wall-E), a écrit un livre entier pour revenir sur ces fameuses 22 règles.

Il tente notamment de clarifier les choses et d’y apporter une interprétation un peu plus juste.

Devant la richesse de cette nouvelle approche, je n’ai pas pu m’empêcher de contacter ce Stephan.

Je lui ai demandé si je pouvais en faire une traduction française officielle, et la publier sur mon blog.

Devinez ce qu’il a répondu… 🙂

Dans cette série de 22 articles, je vous propose de redécouvrir chacune des règles du storytelling selon Pixar, en adoptant un tout nouveau point de vue.

Note importante : La traduction qui suit est directement issue des propos de Stephan Vladimir Bugaj.
Le « Je » est donc celui de l’auteur à l’origine de l’œuvre.

Règle n°15 :

Si vous étiez votre personnage, dans cette situation précise, que ressentiriez-vous ? Soyez honnêtes. Cela vous permettra d’apporter de la crédibilité à des situations incroyables.

Voilà une règle qui semble évidente. Mais sachez que même les auteurs les plus expérimentés font parfois des écarts. Ils leur arrive en effet de présenter au public un héros en désaccord avec sa personnalité. Cela peut s’exprimer au travers des actions ou des dialogues du personnage. Ces écarts intérviennent généralement lorsque les auteurs oublient la véritable personnalité qu’ils essaient de dépeindre au fil des scènes. Il est en effet très important de suivre consciemment un certaine logique à ce niveau-là.

Cependant, il faut aussi considérer quelques subtilités qui peuvent, à mon sens, rendre cette règle encore plus utile. La phrase «  Soyez honnêtes. Cela vous permettra d’apporter de la crédibilité à des situations incroyables. » tend vers l’idée que l’on peut en apprendre beaucoup de la suspension volontaire de l’incrédulité. Et indirectement, que l’on peut à priori se faire pardonner par le public quelques erreurs de logique interne. Tant que la scène reste honnête, émotionnellement parlant.

Il y a effectivement une part de vérité dans cette considération. Mais gardez toujours à l’esprit qu’il est risqué d’abuser d’incohérences. Le public peut se sentir rapidement dépassé par des « absurdités ». Si tel est le cas, les spectateurs se désintéresseront naturellement de ce que vous leur proposer. Même si les personnages sont attachants et honnêtes émotionnellement.

Je fais ici référence à ce qui est incroyable du point de vue intradiégétique, aux violations de la logique de l’univers que vous avez créé pour votre histoire.. Vous pouvez repousser très loin les limites du l’incrédulité (« cela n’arriverait jamais dans le monde réel »), tout en restant attrayant sur le plan émotionnel.

La participation émotionnelle force le public à atténuer son seuil habituel d’incrédulité. Et à ouvrir ainsi son esprit à des choses incroyables. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle toutes les formes de narration s’écartant du plus strict réalisme fonctionnent. En effet, ce sont les réponses émotionnelles des personnages aux situations, qui permettent au public de comprendre et de s’intéresser à un monde de fiction. Et ce, même si les règles de cet univers semblent complètement irréalistes.

Des émotions dans lesquelles on se reconnaît, peuvent également nous amener à ancrer de manière intrinsèque, une certaine crédibilité dans notre perception de l’univers du film et des situations qui y sont développées. Après tout, les histoires ne sont jamais que des constructions artificielles créées par l’auteur. Lorsque vous êtes cet auteur, autrement dit, le meneur du jeu, le contexte culturel général est la seule chose que vous pouvez réellement vous approprier. Mais ce contexte ne se suffit pas à lui-même pour apporter de la crédibilité. Dans une histoire, ce sont les réactions des personnages par rapport à leur environnement, qui déterminent ce qui est crédible ou pas au sein de celui-ci.

En réalité, le contexte qui entraîne le public dans l’histoire, se rattache aux personnages, et non pas à l’univers de cette histoire. Cette considération est toute aussi valable dans le cadre d’un univers déjà connu du public. Dans le cas d’une « histoire vraie », les spectateurs s’attendent généralement à ce que le récit qu’on leur propose, comporte certaines erreurs vis-à-vis de la réalité des faits. Ou encore, une certaine tendance à romancer les choses. Vous devez alors les convaincre de la véracité de votre propos, à travers le potentiel émotionnel de votre histoire. En faisant usage de ce stratagème, il est d’ailleurs très facile de faire mentir des événements ayant existé. Car ce qui est ressenti comme réel l’est forcément.

Il n’existe aucune « croyance octroyée d’office ». Au mieux, le contexte se transmet par des codes culturels. Il vous appartient toujours de donner à tous les détails spécifiques que vous ajoutez au contexte, un semblant de vérité. Notamment par les émotions que les personnages transmettent.
Dès lors que le public perçoit que les personnages d’une histoire sont véritablement engagés et investis dans leur monde, il commence alors à croire en l’incroyable.

Il faut aussi que la situation elle-même soit honnête. Celle-ci doit être crédible et en phase avec la thématique de l’histoire (pas forcément selon nos propres standards, mais du point de vue intradiégétique). Elle doit sembler naturelle, au point que les émotions qui y sont exprimées signifient quelque chose.

L’idée est aussi de se mettre à la place de son personnage. Ce qui, à priori, fait écho à la première interprétation que l’on peut faire de cette règle. Il est ainsi assez facile de considérer ce conseil comme étant parfait. En effet, on entend souvent dire que pour mieux comprendre les sentiments d’autrui, il faut se mettre à sa place.

Penser le développement des personnages en ces termes peut pourtant s’avérer trompeur. Créer un protagoniste, ce n’est pas se mettre à sa place. Lorsqu’on s’imagine être quelqu’un d’autre, on essaie de se représenter la façon dont on réagirait si nous étions à la place de cette personne. Il s’agit d’un effet de miroir, basé sur l’empathie, dont le but est de nous faire comprendre que la réaction de l’autre personne à une situation donnée, de notre point de vue.

Pour entretenir une certaine diversité dans vos protagonistes, il ne faut pas qu’ils vous ressemblent tous. Bien qu’il semble inévitable que certaines de vos valeurs se reflètent dans tous vos personnages, il ne faut pas qu’ils ne soient tous que des facettes de votre personnalité.

Créer un personnage veut dire façonner de toutes pièces une personnalité savamment réfléchie, un modèle d’une personne qui n’existe pas. Il est plus profitable d’imaginer les réactions d’un personnage face à une situation, en ce qu’elles diffèrent des vôtres. Ce qui peut potentiellement correspondre à des mécanismes psychologiques à l’opposé des vôtres. Et tout cela, même si ces réactions contredisent la notion d’empathie.

Par exemple, si votre personnage est un soldat explorant le territoire ennemi et que vous aimez les animaux, cela ne l’empêchera pas de briser la nuque du chien de garde qui est susceptible de révéler sa présence. Si vous vous placez vous-même dans cette situation, vous pourriez perdre du temps à essayer d’éviter le chien, ou tout simplement l’assommer – mais ce n’est pas l’approche qui correspond au personnage d’un soldat professionnel.

Vous devez imaginer ce que ressent votre personnage en vous basant sur les points phares de sa personnalité et sur les objectifs que vous lui avez octroyés, et non essayer de trouver des actions qui permettraient de vous sentir en empathie avec lui (à moins, bien entendu, que vous ne désiriez entretenir ce type de relation avec ce personnage en particulier).

Fondamentalement, cette règle concerne l’avancement de l’action par les réactions des personnages à des situations qui en font des protagonistes cohérents, émotionnellement parlant. Sans pour autant prêter à ces personnages des réponses qui ne seraient pas les leurs, et qui n’auraient pas d’autre objectifs que faire fonctionner la scène, de façon presque mécanique.

Si les actions de vos personnages sont dénuées d’honnêteté émotionnelle, le public finira par se détacher d’eux, puis de l’intrigue, quelque intéressante qu’elle puisse être.

Pour aller plus loin...

Écrire et présenter un scénario est une tâche assez délicate n'est-ce pas ?
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